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Actualité

Evolution du prix des énergies en 2021-2022

Mis à jour le
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Le prix des énergies a fortement évolué entre mars 2021 et mars 2022. GRDF revient dans cet article sur des facteurs permettant d’expliquer ces variations jusqu’à l’impact du conflit Russo-Ukrainien. Plusieurs éléments permettent de modérer ces augmentations des prix de marché sur la facture finale des clients : constitution du prix des énergies, sources d’approvisionnement en gaz de la France, mise en place de boucliers tarifaires, choix de l’hybridation des systèmes. Le biométhane, produit localement est également un premier pas vers une indépendance énergétique du pays grâce à son potentiel de développement et pourrait représenter rapidement une part significative de la consommation des clients si des mesures incitatives sont prises pour favoriser l’accélération des projets.

Rappel des sources d'approvisionnement en gaz du pays et de la manière dont est constituée une facture gaz et d’électricité

Le gaz russe représente environ 17% du gaz importé en France. C'est certes significatif, mais ce n'est pas notre source principale d'approvisionnement, contrairement à certains autres pays européens comme l'Allemagne par exemple. La France a, en effet, opté pour une stratégie d'approvisionnement diversifiée. Près de la moitié du gaz consommé en France vient d'Europe : notre principale source d’approvisionnement est la Norvège avec environ 36% du gaz naturel qui entre en France. Les Pays-Bas, l'Algérie, le Nigéria, le Qatar, les Etats-Unis, et d'autres encore nous alimentent également. La diversité de nos sources d'approvisionnement et la solidité de notre chaîne gazière nous met à l'abri d'une crise majeure d'approvisionnement.

Importation de gaz naturel par pays d'origine
Origine du gaz naturel importé en France en 2020
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Source : Chiffres clés de l’énergie – Edition 2021

Les prix des énergies, notamment ceux du gaz et de l’électricité sont constitués de différentes briques :

  • Le prix de marché de la molécule de gaz ou de l’électron,
  • Les tarifs d’acheminement, liés au transport à la distribution et au stockage,
  • Les taxes et contributions,
  • Les frais du fournisseur, incluant sa marge, ses coûts de services, de fonctionnement, etc.

Le prix de l’énergie sur le marché a donc une influence sur la facture payée par le client, mais uniquement sur une part d’environ 30% de son total*

* Ce ratio représente la part de la fourniture en temps « normal », ici au 31 décembre 2021. Actuellement, la part de la fourniture de l’énergie représente ponctuellement (hors bouclier tarifaire) environ 70% du montant d’une facture de gaz ou d’électricité.

Composition du prix du gaz - Source CRE
Composition du prix de l'électricité - Source CRE
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Evolution du prix des énergies gaz et électricité sur 12 mois

Durant les douze derniers mois, le prix des énergies a fortement augmenté sur les marchés en raison de différents facteurs macro-économiques et géopolitiques.

Prix glissant du gaz sur le marché PEG pour une fourniture de l’énergie en années N+1, N+2 et N+3.

Les prix spot sont les prix établis sur le marché par les bourses. Le marché PEG représente ainsi la « bourse du gaz » en France. Un fournisseur peut alors acheter du gaz sur ce marché pour un usage soit (liste non-exhaustive) :

  • Dès le lendemain de l’achat, on parle alors de prix « day-ahead »
  • Le(s) mois suivant l’achat, on parle alors de prix « month+1 », « month+2 », « month+3 »
  • L’(es) année(s) suivant l’achat, on parle alors de prix « Cal+1 », « Cal+2 », « Cal+3 »
Prix du gaz en date du 31/03/2022

Source : Bureau d’études Energie3 Prowatt, données issues d’EEX

Depuis janvier 2021, l’Europe connait une forte augmentation des prix du gaz : La reprise mondiale post-covid a eu pour conséquence de fortement augmenter la demande en gaz pour répondre aux besoins des industriels en Europe, en Amérique du Nord mais surtout en Asie. Un autre facteur haussier a été la demande soutenue pour les besoins d’alimentation de la production d’électricité. Au niveau international, la Chine est devenue cet été le premier pays importateur de Gaz Naturel Liquéfié (GNL). Très peu de méthaniers ont accosté en Europe ces derniers mois. Les acteurs du marché ont préféré livrer leurs cargaisons à des prix plus élevés en Asie.

La demande de gaz française est restée importante tout l’été afin de reconstituer les stocks en 2021, essentiels en hiver. Certains pays, comme le Royaume-Uni et l’Allemagne, n’ont d’ailleurs pas réussi à reconstituer leurs stocks à des niveaux suffisants ce qui a accentué la tension sur l’offre de gaz dans les derniers mois.

Du côté de l’offre, les pays producteurs comme la Norvège, premier pays fournisseur de gaz pour la France, n’ont pas pu accroitre leur production pour répondre aux importants besoins européens. Des incertitudes sur la mise en service du gazoduc NordStream 2 permettant d’augmenter l’approvisionnement européen par du gaz provenant de Russie ont provoqué des tensions sur les marchés et augmenté les prix. Des problèmes de maintenance sur des sites de production de gaz en mer du Nord ou en Algérie ont également réduit l’offre en fin d’année 2021.

Focus sur l’impact du conflit entre la Russie et l’Ukraine au 08/04/2022 :

La déclaration de guerre de la Russie à l’Ukraine le 24 février 2022 a provoqué une augmentation historique des prix du gaz naturel sur le marché, évoluant de la même manière que l’électricité, le pétrole et diverses matières premières.
Dans ce contexte, les prix restent assez volatils à ce stade, en raison de l’inquiétude de l’ensemble des acteurs. Le bouclier tarifaire, mis en place par l’Etat depuis le 1er octobre 2021 pour le gaz a pour objectif de maintenir un prix de l’énergie stable pour les clients particuliers dotés d’un chauffage individuel ou collectif, et ce jusqu’à la fin de l’année 2022.
Un bouclier tarifaire équivalent a été mis en place sur l’électricité afin de limiter la hausse des factures (cf. plus bas dans l’article). En parallèle, et dans le cas d’éventuelles ruptures de livraison d’une partie ou de la totalité du gaz russe, une compensation sera réalisée par davantage de soutirages dans les stockages français, ainsi que par une augmentation des importations provenant d’autres pays.
Si cela s’avérait insuffisant, et en dernier recours, GRDF se tient prêt à mettre en œuvre pour la première fois le processus de délestage.
Ce dispositif s’inscrit dans une logique de solidarité, afin d’assurer la continuité d’approvisionnement en gaz du plus grand nombre de clients, dont ceux exerçant des missions d’intérêt général ainsi que les particuliers. Il est encadré par les pouvoirs publics et impose aux clients professionnels consommant plus de 5 GWh/an d’interrompre ou de réduire leur consommation de gaz dans les deux heures, sur demande des pouvoirs publics, et relayé par GRDF. Il vient en complément du délestage des clients transport, et du mécanisme d’interruptibilité, pour lequel les clients concernés ont signé un contrat spécifique.

 

Prix glissant de l’électricité sur le marché français (prix Baseload) pour une fourniture de l’énergie en années N+1, N+2 et N+3.

Le prix « baseload » est le prix de l’électricité sur « la bourse de l’électricité » représentant le coût de production en base des électrons. A contrario le prix « peakload » représente le prix de l’électron lors des moments de pointe de consommation. Tout comme le gaz, on parle de prix day-ahead, month+1, cal+1 etc. »

Prix de l'électricité en date du 31/03/2022

Source : Bureau d’études Energie3 Prowatt, données issues d’EEX

Sur les marchés de l’électricité, les mêmes facteurs macro-économiques de reprise de la croissance et inflation ont fait évoluer les prix à la hausse sur l’année 2021. Les coûts de production se sont vus impactés en réaction à l’augmentation des prix du gaz et du charbon qui alimentent les centrales nécessaires à l’équilibrage.

L’augmentation des prix de l’électricité a été également liée aux conditions climatiques particulières de l’année 2021, caractérisées par des épisodes frais au printemps, accompagnés de peu de vent et d’ensoleillement. Par conséquent les énergies renouvelables n’ont été que peu mobilisables et mobilisées, situation reproduite début 2022.

En parallèle, la production nucléaire française a été en baisse depuis le second semestre 2021, avec une prévision de production réduite en 2022, passant de 330 à 360 TWh annoncés à une fourchette comprise entre 295 et 315 TWh, en raison notamment de l’arrêt de 8réacteurs nucléaires du parc français.

Pour estimer rapidement, pour des besoins énergétiques donnés, les factures annuelles d’électricité, de gaz, de fioul et de bois plaquettes, ainsi que leur évolution sur dix années, rendez-vous sur l’outil Enerprix de l’association ICO. Enerprix se source quotidiennement sur les prix spot, et permet donc d’estimer les coûts des énergies relativement proches de l’actualité.

Malgré l’évolution du prix des énergies, le gaz naturel reste l’énergie la plus compétitive, avec des prix des énergies indexés sur les marchés :

Exemple de facture énergétique pour un immeuble existant en chauffage collectif à Lyon, au 08/04/2022

Précisions sur les différents boucliers tarifaires

Un bouclier tarifaire a été mis en place sur le gaz pour stabiliser les prix payés par les particuliers. Le surcoût induit pour les fournisseurs est pris en charge par l’Etat.

La hausse des prix du gaz ne signifie pas nécessairement une augmentation du tarif payé par le client à court terme :

  • Les clients particuliers au tarif réglementé (y compris les logements sociaux) bénéficient du « bouclier tarifaire » mis en place par l’Etat. La hausse des prix de marché n’a pas d’impact sur ces clients dans l’immédiat.
  • Les consommateurs ayant souscrit à une offre de marché dont le prix est fixe ou indexé sur les tarifs réglementés sont protégés sur toute la durée de leur contrat.
  • Les clients souhaitant souscrire à un nouveau contrat de fourniture de gaz ont encore accès auprès de certains fournisseurs à des offres dont le prix a été fixé avant le déclenchement de la crise russo-ukrainienne. Le site du Médiateur de l’Energie permet à vos clients de comparer gratuitement les prix des offres de marché actuellement proposées par les fournisseurs.

Sous la pression de plusieurs associations de consommateurs et d’organisations professionnelles, le gouvernement a également annoncé un bouclier tarifaire pour les particuliers au chauffage collectifs (logements sociaux et copropriétés) pour lesquels il n’y a plus de tarifs réglementés. Complexes à mettre en œuvre, les modalités d’application sont en cours de définition.

Un bouclier tarifaire a été mis en place sur les prix de l’électricité avec pour objectif de limiter à 4% TTC en moyenne la hausse des tarifs de vente d’électricité.

Ce bouclier a été traduit au travers de plusieurs mécanismes :

Loi de finances 2022

  • Baisse de la TICFE à son taux minimal (1 €/MWh pour PS < 250 kVA et 0,5 €/MWh pour PS > 250 kVA).
  • Refus de la proposition d’évolution des TRV élec proposée par la CRE et définition par arrêté d’un barème de TRVE correspondants à une augmentation de 4% TTC en moyenne.

ARENH

  • Mise à disposition de 20 TWh supplémentaires d’ARENH entre le 1er avril 2022 et le 31 décembre 2022 au prix de 46,2 €/MWh (en plus des 42 €/MWh sur 100 TWh)

Les modalités sont parues le 11 mars via deux arrêtés et un décret, consolidés par 3 délibérations de la CRE.

Aide aux ménages

  • Indemnité inflation de 100 € pour les personnes gagnant moins de 2000 €net/mois.
  • Cheque énergie de 100 €.

La CRE aura la liberté d’évaluer le montant d’un éventuel rattrapage à réaliser sur les tarifs réglementés de vente de l’électricité en 2023 sur la base des prix de marché de 2022 et de toute nouvelle mesure qui pourra être prise d’ici là.

Un contexte qui encourage d’autant plus à aller vers des logements rénovés et performants pour des factures énergétiques réduites

Dans un contexte haussier de prix des énergies, la solution la plus pertinente pour réduire les factures énergétiques est de travailler sur la performance du bâtiment, en améliorant l’enveloppe et en rénovant les systèmes. Les pouvoirs publics encouragent les opérations de rénovation performantes au travers de différents mécanismes et accompagnement d’acteurs (dispositif France Rénov, Certificats d’Economie d’Energies, Fond chaleur, aides locales, etc).

Avec une augmentation moyenne sur une facture de 35% du prix annuel, le temps de retour de travaux systèmes et/ou bâti (par exemple remplacement d’une chaudière gaz collective existante par une chaudière à condensation, et/ou travail sur les 6 postes du bâti) diminue de 6 ans*, ceci pouvant encourager la prise de décision engageant vers des actions de rénovation.

Etudes de rénovation globale de bâtiments résidentiels collectifs, menées par GRDF avec 6 bureaux d’études – 2021.

L’hybridation des systèmes : un choix gagnant

L’hybridation des systèmes repose sur le fait d’utiliser, pour produire du chauffage et de l’eau chaude sanitaire, deux systèmes dont les énergies fonctionnent de manière complémentaire. Cette hybridation peut être réalisée avec un produit directement packagé (PAC hybrides, rooftops hybrides, Chauffe-eau thermodynamique individuel ou collectif à appoint gaz) ou d’installations conçues sur mesure, combinant plusieurs systèmes et une régulation intelligente.

Dans les deux cas, le système de régulation permet d’optimiser le fonctionnement de l’installation grâce à l’utilisation de la technologie la plus performante à l’instant t selon :

  • le rendement sur énergie primaire : la température de bascule est la température à laquelle le COP de la PAC en énergie primaire devient inférieur au rendement de la chaudière.
  • le coût des énergies : la température de bascule est déterminée par le ratio entre le COP de la PAC x prix de l’électricité et le rendement chaudière x prix du gaz. Cette régulation est généralement choisie en rénovation pour permettre au client de réaliser les plus grandes économies.

Les systèmes hybrides permettent donc d’utiliser à tout moment le système le plus performant, et/ou l’énergie la moins chère. Ils offrent également la possibilité d’avoir un secours en cas de défaillance de l’un des deux produits.

Dans le contexte actuel de grande volatilité, difficilement prévisible, du prix des énergies, faire le choix d’un système hybride permet de se préserver du risque d’augmentation de l’une ou l’autre de ces énergies, et de s’assurer d’avoir toujours recours à l’énergie la moins chère.

Ces systèmes se positionnent également très bien dans les différentes réglementations, par exemple :

  • En construction neuve, les systèmes hybrides permettent de respecter les différents seuils de la RE2020, à titre d’exemple : La PAC hybride avec préchauffage ECS en maison individuelle, le chauffe-eau thermodynamique collectif à appoint gaz en logement collectif
  • En rénovation, les systèmes hybrides suivants permettent d’atteindre les étiquettes A ou B du DPE (avec rénovation de différents postes du bâti, selon optimum technico-économique*) : La PAC hybride en maison individuelle (ainsi que la chaudière gaz condensation + panneaux solaires thermiques pour le préchauffage de l’eau chaude sanitaire en zone H3). Pour la rénovation des logements collectif, d’autres choix existent, toujours combinés avec des travaux de renforcement du bâti : chauffe-eau thermodynamique collectif appoint gaz (+ chaudière gaz condensation collective ou convecteurs électriques dans les logements), chaudière gaz condensation et panneaux solaires thermiques, chaufferie hybride (chaudière gaz condensation et pompe à chaleur électrique ou chaudière bois).

 

* Selon étude du BET POUGET Consultant / GRDF- 2021, et Etudes de rénovation globale de bâtiments résidentiels collectifs, menées par GRDF avec 6 bureaux d’études – 2021.

 

Le biométhane, un gaz vert qui répond aux différentes problématiques

Un gaz 100% local et renouvelable

Avec l'essor du gaz vert, un gaz 100% local et renouvelable, la France réduit progressivement sa consommation de gaz d'origine fossile et in fine sa dépendance énergétique à des pays tiers.

Aujourd’hui, ce ne sont pas moins de 401 sites de méthanisation au 8 avril 2022 qui injectent déjà sur le territoire au travers des réseaux de transport et de distribution du gaz, représentant une capacité installée de production de 6,65 TWh/an.

Fin 2021, la capacité de production de biométhane français a dépassé l’objectif fixé par la Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), avec deux ans d’avance. Par ailleurs, l’équivalent de 19 TWh d’installations en projet ont émis des réservations dans le registre de capacité, permettant d’estimer une production de biométhane à 3 ans autour de 25 TWh.

Carte France biométhane

Source : Sites de production de biométhane raccordés aux réseaux gaziers en France

Un prix contractualisé dans la durée et assurant un complément de revenu aux agriculteurs.

Avec l’augmentation récente des prix de marché, le coût de production du biométhane est aujourd’hui à un prix comparable à celui du gaz naturel importé. Mais avec des contrats d’achat signés sur 15 ans, le biométhane assure aux producteurs de biométhane, issus en majorité du monde agricole, des compléments de revenus fixes et sur la durée. Pour chaque unité de méthanisation, ce sont 3 à 4 emplois locaux qui sont créés, non délocalisables.

Dans le contexte actuel, et dans le but de faire émerger des projets d’unités de méthanisation complémentaires, la filière biométhane s’est mobilisée pour demander l’instauration d’une garantie d’un tarif d’achat fixe (celui-ci étant en diminution ces dernières années). Le Syndicat des Energies Renouvelables (SER) estime d’ailleurs que ces leviers pourraient libérer une capacité additionnelle de 15TWh d’ici 2024.

Pour soutenir la dynamique de développement du biométhane, les pouvoirs publics travaillent à la mise en œuvre d’un dispositif complémentaire à celui du tarif d’achat, nommé certificat de production de biogaz (CPB) qui va conduire les fournisseurs de gaz naturel à financer directement la production de biométhane proportionnellement à leur volume de vente de gaz.

En complément, le ministère de la Transition écologique a annoncé le 15 mars 2022 le relèvement de 40% à 60% du niveau de la prise en charge des coûts de raccordement des méthaniseurs aux réseaux de gaz, par les opérateurs de ces réseaux. Les projets pourront ainsi se réaliser plus facilement, leur localisation devant parfois répondre à des règles environnementales et induire des coûts de raccordement plus élevés.

Un potentiel de production permettant l’indépendance énergétique

Production biométhane

Différentes sources de production de gaz verts sont identifiées, d’origines variées et provenant de tous les acteurs de la société :

  • Des intrants d’origine agricole ;
  • Une fraction de la biomasse forestière disponible ;
  • Des déchets issus des activités économiques et industrielles ;
  • Des déchets des collectivités locales et des ménages ;
  • Une production d’hydrogène, rendue environnementalement pertinente par l’électricité produite par des moyens essentiellement renouvelables ou bas carbone.

Le potentiel total de production de gaz verts en France à l’horizon 2050 s’élève ainsi à 420 TWh, soit un gisement largement suffisant pour remplacer l’intégralité de la consommation de gaz fossile par du gaz vert. À titre de comparaison, la consommation de gaz à 2050 s’établit à 195 TWh dans le scénario de référence de l’actuelle Stratégie Nationale Bas Carbone, et à 355 TWh dans le scénario Territoire des Perspectives gaz des opérateurs de réseau.

MA NOTE