Solution

Chaudière à condensation individuelle

Mis à jour le

Produits constitutifs et fonctionnement de la solution

PRODUITS CONSTITUTIFS

Chaudière individuelle à condensation

Chaudière individuelle à condensation

Chaudière a condensation murale - CEGIBAT
Exemple de chaudière murale
Chaudière à condensation garage au sol - CEGIBAT
Exemple de chaudière au sol

PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT

La chaudière gaz à condensation reprend le même principe de fonctionnement qu’une chaudière classique et permet en plus d’optimiser la récupération de la chaleur contenue dans les produits de combustion, tirant ainsi profit de toute l’énergie libérée lors de la combustion du gaz.

Dans une chaudière classique, le circuit d’eau du chauffage central est réchauffé uniquement grâce à la combustion du gaz naturel. La chaudière gaz à condensation récupère en plus l’énergie contenue dans les fumées. Ces fumées contiennent en effet de la vapeur d’eau qui libère de la chaleur en se condensant. En récupérant cette chaleur (dite chaleur latente), la chaudière à condensation bénéficie d’un surplus d’énergie et consomme moins de gaz naturel que les chaudières classiques.

Pour rappel, le pouvoir calorifique d’un combustible est la quantité de chaleur dégagée par la combustion complète sous pression atmosphérique normale de 1013 mbar, de l’unité de combustible (pour le gaz naturel cette unité est le m3).

Le pouvoir calorifique est dit inférieur (PCI) quand cette eau de combustion est supposée rester à l’état vapeur dans les produits de combustion. Le pouvoir calorifique est dit supérieur (PCS) quand l’eau produite lors de la combustion est supposée être ramenée à l’état liquide dans les produits de combustion. Ainsi, le pouvoir calorifique supérieur (PCS) comprend par rapport au pouvoir calorifique inférieur PCI un pourcentage d'énergie supplémentaire sous forme de chaleur par condensation de la vapeur d'eau, appelée " chaleur latente ".

La chaudière à condensation doit sa dénomination au fait que, pour produire la chaleur, elle utilise non seulement le pouvoir calorifique inférieur PCI d'un combustible mais également son pouvoir calorifique supérieur PCS.

Schéma du principe de fonctionnement d’une chaudière à condensation - CEGIBAT
Principe de fonctionnement d’une chaudière à condensation

La chaudière à condensation peut être simple service (chauffage) ou double service (chauffage et ECS). En fonction de sa puissance et de la place présente dans le logement, elle est soit murale soit au sol. Pour une maison dotée d’un sous-sol ou d’un garage, la chaudière au sol est tout indiquée. La chaudière murale est quant à elle particulièrement compacte et présente l’avantage de libérer la surface au sol.

Le circuit de combustion de la chaudière est lui aussi de deux types :
 

  • Circuit de combustion étanche (type C) : Ces appareils sont équipés d’un dispositif d’alimentation en air et d’évacuation des produits de combustion prélevant l’air à l’extérieur et renvoyant les gaz brûlés également à l’extérieur (ventouse verticale ou horizontale).
  • Circuit de combustion non étanche (type B) : Ces appareils prélèvent l’air comburant au sein du local dans lequel ils sont installés et nécessitent la présence d’une amenée d’air pour renouveler l’air du local. L’évacuation des produits de combustion s’effectue par un conduit de fumée fonctionnant en tirage naturel (dépression) ou en pression positive.
     

Toutes ces chaudières sont équipées d’un foyer condenseur. Ce foyer présente une grande surface d’échange, il est en alliage spécial résistant à la corrosion. De la performance d’échange de ces foyers dépend entre autres le phénomène de condensation.

Atouts de la solution

POUR LES CLIENTS

  • Confort optimal de chauffage et d’ECS en toutes saisons : diffusion idéale et homogène de la chaleur dans le logement
  • Disponibilité et souplesse de production de l’ECS
  • Installation unique de chauffage et d’ECS pour le logement
  • Possibilité de piloter à distance son installation (thermostat et chaudière connectés)
  • Absence de nuisances sonores : solution particulièrement silencieuse
  • Encombrement limité dans les logements car solutions de plus en plus compactes permettant un gain de surface et une intégration aisée (chaudières murales avec production d’ECS instantanée ou à micro accumulation)
  • Economies d’énergie pouvant atteindre 30% par rapport aux chaudières d’ancienne génération, grâce à un meilleur rendement
  • Impact environnemental réduit en limitant les émissions de gaz polluants comme le CO2
  • Seule technologie de chaudière donnant droit à des incitations fiscales (nécessité de recourir à un professionnel RGE)
  • Une large plage modulation de la puissance limitant les phénomènes de cyclage et par conséquence une usure prématurée du matériel
  • Un design dorénavant moderne et/ou discret qui s’accorde à votre intérieur

POUR LES INSTALLATEURS

  • Chaudière gaz naturel la plus performante
  • Solution connue, fiable et maîtrisée par les différents acteurs de la filière
  • Solution de chauffage évolutif et hybridation possible avec des énergies renouvelables
  • Mise en œuvre réduite et réalisée par une seule et même entreprise : simplicité de pose
  • Solution sécurisante de par un circuit de combustion étanche : permet, en outre, de s’affranchir des contraintes de ventilation du local
  • Innovations incrémentales : produit moderne, connecté, dont le design tend à évoluer
  • Produit pouvant s’adapter à un grand nombre de configurations et de besoins

Points de vigilance

SUR LA MISE EN OEUVRE

  • Equilibrer la distribution de la chaleur en adaptant le débit d’eau chaude circulant dans les émetteurs en fonction des besoins détectés
  • Prévoir un schéma hydraulique simple et adapté
  • S’assurer de la mise en place et du suivi d’un contrat d’entretien adapté à l’installation
    • Obligation de faire vérifier annuellement par un professionnel qualifié, toute chaudière dont la puissance est comprise entre 4 et 400 kW
  • Raccordement d’une chaudière à condensation sur conduit individuel maçonné en remplacement d’une chaudière standard (de type B1) :
    • Réalisation éventuelle d’un tubage ou d’un chemisage. Un diagnostic est dans ce cas à prévoir au préalable avant toute intervention
    • S’assurer du bon fonctionnement du système de ventilation après remplacement de l’appareil et si besoin réaliser des travaux de mise en conformité
  • Respecter des distances vis-à-vis des ouvrants et des amenées d’air de ventilation pour les orifices d’évacuation (terminaux ventouses) des appareils à circuit de combustion étanche
  • S’assurer que les émetteurs en place soient dimensionnés pour fonctionner en régime basse température afin de garantir le rendement maximal d’une chaudière à condensation
  • Prévoir un dispositif au niveau de l’appareil pour permettre l’évacuation des condensats vers les canalisations d'eaux usées du logement

CONVERSION FIOUL EN GAZ

Outre la nécessité d’un raccordement au réseau gaz, le remplacement de l’ancien générateur fonctionnant au fioul par un appareil au gaz, induit la création d’une alimentation en gaz naturel. Celle-ci doit être réalisée conformément aux textes réglementaires et aux règles de l’article en vigueur que sont l’arrêté du 2 août 1977 et la NF DTU 61.1.
D’autre part, cette conversion imposera de vidanger, dégazer, nettoyer et inerter la cuve. En effet, L’article 28 de l’arrêté du 1er juillet 2004, précise que « tout abandon définitif d’un réservoir doit faire l’objet de dispositions conduisant à éviter tout risque de formation de vapeurs, dès lors que l’abandon de la cuve est consécutif à la modification de l’installation de chauffage. Il est de la responsabilité de l’installateur de faire intervenir une entreprise qualifiée pour réaliser les travaux inhérents à cet abandon. Cette entreprise doit fournir un certificat à l’utilisateur une fois les opérations d’inertage effectuées. »

CONVERSION ELECTRICITE EN GAZ

La conversion d’un système de chauffage électrique divisé à effet joule par un système de chauffage centrale alimenté au gaz naturel nécessite le raccordement et l’alimentation gaz (idem au fioul), ainsi que la création d’une boucle d’eau chaude à laquelle peut s’ajouter la création d’une installation de fumisterie.

Afin de faciliter le raccordement ultérieur d'une installation de chauffage à combustible gazeux, L'arrêté du 31 octobre 2005 (relatif aux dispositions techniques pour le choix et le remplacement de l'énergie des maisons individuelles) impose, depuis le 1er septembre 2006, à tout projet de construction d'une maison individuelle chauffée à l'électricité, de prévoir l'installation d'un conduit de fumée en attente. En effet, le changement d’énergie doit pouvoir se faire sans intervention lourde sur les structures.

CONVERSION GPL EN GAZ

Dans cette situation, un raccordement au réseau de gaz naturel doit être envisagé. Une dépose du réservoir GPL devra être réalisée par le fournisseur de GPL, généralement propriétaire du réservoir. L’installation de gaz intérieure peut, sous conditions, être réutilisée après vérification de son bon dimensionnement. En fonction de la pression d’alimentation de l’installation initiale, le remplacement des canalisations existantes devra être envisagé, notamment si la pression de service dans le logement est de 1,5 bar. Les installations pour lesquelles la pression d’entrée de l’hydrocarbure liquéfié dans le logement est inférieure ou égale à 50 mbar, pourront être généralement réutilisées.

SUR LES TRAVAUX A PREVOIR EN CAS DE RENOVATION D’UNE INSTALLATION EXISTANTE

Les actions suivantes doivent être réalisées :
 

  • Réalisation de désembouage et détartrage du réseau de distribution et d’émission
  • Evaluation du bon dimensionnement des émetteurs, notamment pour permettre un fonctionnement à basse température
  • Installation d’un appareil de régulation programmable du chauffage, sauf dans les cas où l’installation existante en est déjà munie conformément à l’article 21 de l’arrêté du 3/05/2007
  • Pose d’une sonde de température extérieure

CERTIFICAT DE CONFORMITE ET CONTRÔLE DE L’INSTALLATION

L’article 25 de l’arrêté du 2 août 1977 rend obligatoire :
 

  • La réalisation, par tous les installateurs, d’un certificat de conformité, après toute réalisation d’installation de gaz neuve
  • Le contrôle des installations gaz neuves situées en intérieur, avant toute mise en service


Il existe deux grands types de certificat de conformité :
 

  • Modèle 4 : remplacement de chaudière dans l’axe et l’emprise de la chaudière précédente
  • Modèle 2 : si modification ou complément de l’installation intérieure de gaz existante avec ou sans du remplacement de la chaudière

Cadre réglementaire

DIRECTIVES ECO-CONCEPTION ET ETIQUETAGE

La directive européenne 2009/125/CE, dite d’Eco-conception, a pour objectif d’améliorer la performance énergétique des équipements. Elle fixe les exigences en matière de rendement et d’émission de polluants applicables aux produits énergétiques. Pour les dispositifs de chauffage des locaux et les dispositifs de chauffage mixtes, elle est complétée par le règlement 813/2013, dans lequel des exigences spécifiques de performances sont imposées. Toutes les chaudières vendues depuis le 26 septembre 2015 doivent ainsi respecter des rendements minimaux. A pleine charge, les chaudières ayant jusqu’à 400 kW de puissance thermique, doivent avoir un rendement minimum de 95.5 % PCI à pleine charge ou 86 % PCS.
D’autre part, cette directive impose à partir du 26 septembre 2018, la mise en place d’un seuil limite d’émission d’oxyde d’azote (NOx). En effet, pour les chaudières à condensation il ne devra pas excéder les 56 mg/kWh PCS.

Parallèlement à la directive Eco-conception, la directive Etiquetage impose, depuis le 26 septembre 2015, l’affichage pour le grand public des performances énergétiques et environnementales des équipements dont entre autres des chaudières à condensation. Cette étiquette met en avant la classe d’efficacité énergétique de l’installation de chauffage et d’ECS choisi. Elle se situe sur une échelle allant de A++ à G ce qui permet aux consommateurs de comparer les gammes entre fabricants.

Tableau du délai d'application progressif des 1er reglement d'application - CEGIBAT
Délai d'application progressif des premiers reglements d'application

REGLEMENTATION THERMIQUE DANS L’EXISTANT (ELEMENTS PAR ELEMENTS)

Dans le cas d’une rénovation thermique, l’installation d’une chaudière à condensation individuelle est soumise à la RT dans l’existant. Cette réglementation évoluera le 1er janvier 2018, avec l’entrée en vigueur de l’arrêté mettant à jour la réglementation thermique des bâtiments existants. Il prévoit notamment :
 

  • La prise en compte de l’exigence de performance imposée sur les chaudières déjà prévues par le règlement UE 813/2013 dit « Eco-conception »
  • Un renforcement des exigences portant sur l’isolation des réseaux
  • Des dispositifs de chauffage centralisé de classe de régulation d’au moins IV

Tarif

Le coût moyen du matériel varie selon le modèle choisi et le fabricant. En rénovation, il est de 3000 à 6000 € HT fourni et posé.

Des aides de l’Etat (crédit d’impôt, prime CEE, etc.) permettent de réduire le montant d’achat d’une chaudière à condensation individuelle dans le cadre d’une rénovation thermique.

Les économies d’énergie réalisées et les aides de l’état, permettent d’amortir rapidement le coût d’achat de la chaudière à condensation. Ainsi, le temps de retour sur investissement est en moyenne inférieur à 5 ans.

COÛT DE L’ENTRETIEN

L’entretien d’une chaudière à condensation varie de 80 € environ à 150 € pour un particulier.

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