Produit

Chaudière hybride

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La chaudière hybride se compose d’une PAC électrique et d’une chaudière à condensation. Elle permet de produire à la fois le chauffage et l’eau chaude sanitaire (ECS) des logements. La présence d’un système de régulation intelligent permet d’utiliser le générateur (et donc l’énergie) le plus performant pour chauffer le logement, selon les besoins et les conditions de fonctionnement. Ce pilotage garantit un confort optimal et un rendement global élevé de la solution tout au long de l’année.
BÂTIMENTS RÉSIDENTIEL
  • Maison existante
  • Maison neuve
USAGES
  • Chauffage
  • ECS
  • Rafraîchissement
Chaudière hybride E.L.M. Leblanc – (M)Egalis - CEGIBAT
E.L.M. Leblanc – (M)Egalis
Chaudière hybride Atlantic – Hysaé Hybrid Duo - CEGIBAT
Atlantic – Hysaé Hybrid Duo
Chaudière hybride Atlantic – Hynéa Hybrid Duo - CEGIBAT
Atlantic – Hynéa Hybrid Duo
Chaudière hybride Chaffoteaux - Talia Hybrid Flex - CEGIBAT
Chaffoteaux - Talia Hybrid Flex
Chaudière hybride Chaffoteaux – Mira C Hybrid - CEGIBAT
Chaffoteaux – Mira C Hybrid
Chaudière hybride Saunier Duval – Genia Hybrid Compact - CEGIBAT
Saunier Duval – Genia Hybrid Compact

Fonctionnement

Une chaudière hybride se compose de plusieurs éléments :

  • Une chaudière gaz à condensation murale ou au sol (+ ballon ECS selon les produits) de 24 à 30 kW
  • Une pompe à chaleur électrique (PAC) de petite puissance (≤ 5 kW)
  • Un module hydraulique permettant l’échange thermique entre la PAC et la chaudière (pouvant être intégré ou non à la chaudière)
  • Un système de régulation permettant d’optimiser la consommation d’énergie primaire grâce à l’utilisation de la technologie la plus performante à l’instant T selon :
    • le rendement sur énergie primaire
    • le coût des énergies

En mode chauffage, la fonction hybride permet de gérer simultanément ou séparément la PAC et la chaudière à condensation gaz naturel, afin de satisfaire les besoins du logement en fonction des conditions climatiques et des besoins de chauffage. Le système de régulation donne la priorité au gaz naturel ou à l’électricité, en se basant par défaut, sur les performances énergétiques (énergie primaire) de la PAC et de la chaudière à condensation. L’hybridation de ces deux équipements permet en toute circonstance d’assurer le confort de l’usager.

Lorsque le climat est clément et que les besoins thermiques du logement demeurent limités, la PAC assure seule le chauffage sur sa meilleure plage de COP (production calorifique de la PAC rapportée à la consommation électrique du compresseur et des auxiliaires). Dès lors que la puissance fournie par la PAC devient inférieure aux déperditions du bâtiment, la chaudière s’enclenche en mode appoint pour couvrir le juste complément des besoins de chauffage. Ce fonctionnement simultané perdure jusqu'à atteindre une certaine température extérieure pour laquelle le rendement en énergie primaire de la chaudière devient supérieur à celui de la PAC (COP ˂ 2,58). A cet instant, la chaudière à condensation gaz naturel, dont le rendement est nettement moins tributaire des conditions extérieures, assure seule la totalité des besoins en chauffage. Cette permutation évite notamment la mise en route du mode dégivrage préjudiciable au rendement de la PAC.

Ce sont ces trois modes de fonctionnement (PAC seule, chaudière seule ou chaudière et PAC fonctionnant simultanément) qui caractérisent les systèmes hybrides en comparaison d’une solution bivalente de type PAC en relève de chaudière qui ne propose que deux modes de fonctionnement (PAC seule ou chaudière seule).

Graphique du fonctionnement optimal d’une chaudière hybride en fonction des conditions de température extérieure -
Fonctionnement optimal d’une chaudière hybride en fonction des conditions de température extérieure
Il existe plusieurs types de produits, répartis en 2 familles : chaudière hybrides bi-bloc et monobloc.

CHAUDIÈRE HYBRIDES BI-BLOC

La chaudière hybride bi-bloc se compose d’une unité intérieure (chaudière à condensation et éventuellement module hydraulique selon les modèles) et une unité extérieure (PAC de puissance inférieure ou égale à 5 kW). La liaison entre les deux unités peut être hydraulique ou avec un fluide frigorigène (PAC de type split) en fonction du modèle. La production d’ECS est instantanée, micro-accumulée ou accumulée.

Trois types raccordement sont ainsi proposés :
 

  • Liaison frigorigène
     

La chaudière et une partie de la PAC (condenseur) sont placées sous un seul et même habillage à l’intérieur du logement et connectées à la partie extérieure de la PAC par une liaison frigorigène.

Unite interieure unique-Split - Cegibat
Liaison frigorigène
  • Liaison hydraulique
     

La chaudière est placée à l’intérieur et connectée à la PAC monobloc positionnée à l’extérieur, par une liaison eau ou eau glycolée. La PAC est dite monobloc car les quatre éléments constituant son circuit (évaporateur, compresseur, condenseur, détendeur) sont présents sous un même habillage.

Schéma liaison hydraulique - Cegibat
Liaison hydraulique
  • Module hydraulique
     

La chaudière est connectée à la PAC extérieure via un module hydraulique. La liaison est dans cette configuration de type hydraulique, sachant que la PAC est monobloc. Dans cette configuration le circulateur de la liaison hydraulique est intégré à la pompe à chaleur. D’autre part, cette configuration nécessite un peu plus d’espace.

Schéma module hydraulique - Cegibat
Module hydraulique

CHAUDIÈRE HYBRIDES MONOBLOC

Dans ce cas la chaudière à condensation et la PAC sont regroupées dans un même module intérieur situé dans le logement. Ce système, présente l’avantage d’être compact et ne nécessite aucune liaison entre la PAC et la chaudière. Cette solution est dotée de 3 liaisons sur l’extérieur : ventouse de la chaudière, entrée d’air et sortie d’air pour l’évaporateur de la PAC. De ce fait, des percements en façade sont nécessaires.

PRODUCTION D’EAU CHAUDE SANITAIRE (ECS)

La production d’ECS peut être instantanée, micro-accumulée ou accumulée (avec ballon de stockage). Un volume de stockage peut être intégré à la chaudière dans le module intérieur, intégré au module hydraulique ou ajouté à l’installation. La production d’ECS peut être intégralement assurée par la chaudière ou réalisée par la PAC et la chaudière. Dans cette dernière hypothèse, la PAC réalise le préchauffage de l’eau et la chaudière apporte le complément d’énergie nécessaire.

1) Production d’ECS par la chaudière

Pour ces produits, la chaudière à condensation produit 100 % de l’ECS, la PAC ne servant que pour le chauffage. Les produits peuvent disposer d’un ballon de micro-accumulation intégré à l’unité intérieure pour améliorer le confort en ECS et disposer d’un débit allant de 12 à 15 L/min. Ce confort d’ECS peut être encore accru en ajoutant un ballon d’accumulation.

2) Préchauffage de l’ECS par la PAC

Dans ce cas, la production d’eau chaude est prioritairement assurée par la PAC air/eau dans un ballon à accumulation. La chaudière à condensation assure quant à elle le juste complément. Le mode de régulation (sur énergie primaire ou en fonction du prix des énergies) appliqué pour le chauffage est conservé pour cet usage. Lorsque le PAC participe à la production d’ECS, le volume de stockage d’eau chaude sanitaire doit être inférieur ou égal à 500 litres.

RAFRAÎCHISSEMENT

Un générateur hybride est dit réversible lorsqu’il assure, en plus du chauffage, une fonction de rafraîchissement en période estivale. Cette fonction est prise en charge uniquement par la PAC. L’élément déterminant pour assurer ce fonctionnement est la vanne 4 voies. Cet élément, également appelé vanne d’inversion de cycle, fait passer le cycle du mode chauffage au mode rafraîchissement. Elle permet ainsi de changer le sens de fonctionnement ou plus précisément d’inverser l’écoulement de fluide, afin d’obtenir l’effet souhaité.

Ces générateurs hybrides réversibles doivent être associés soit à un plancher rafraichissant, soit à des ventilo-convecteurs. Dans le cas d’une installation avec plancher rafraîchissant, la puissance frigorifique est limitée, mais suffisante, pour maintenir des conditions de confort agréables dans l’habitation. Cela permet en moyenne de réduire de 3 à 4 °C la température ambiante.

Cette fonction rafraîchissement nécessite la mise en place d’une sonde à humidité, qui mesure le taux d’hygrométrie. Elle doit être installée sur le départ du plancher chauffant/rafraîchissant. En mode « rafraîchissant », elle permet l’adaptation de la température de l’eau de départ pour éviter l’apparition de condensation.

MODES DE REGULATION

La régulation commande la mise en marche et l’arrêt de la chaudière et de la pompe à chaleur. Cette gestion est établie en fonction de paramètres énergétiques ou financiers, qui prennent en compte la combinaison de différents facteurs (température extérieure, température ambiante départ et retour de chauffage). Cet arbitrage en temps réel réalisé par la régulation intelligente, garantit le choix de la technologie la plus performante, optimisant ainsi le rendement global de la solution hybride.
Il est à noter, qu’en vue de la mise en application du label Energie Carbone, certains fabricants proposent dorénavant une régulation sur la quantité de CO2 émis par kWh d’énergie consommée.

1) Régulation sur énergie primaire

Le système de régulation est piloté par un COP pivot, COP correspondant à la limite de fonctionnement de la PAC. Ce COP est égal à 2,58. La commutation d’un générateur à l’autre se fait via la régulation qui évalue le COP instantané et le compare à cette valeur de 2,58. L’évaluation du COP se fait via un matrice (table de COP) intégrée à la régulation, en fonction de la température extérieure et de la température de production. En résulte une température de bascule propre à ce mode de régulation.

Graphique Régulation sur énergie primaire - CEGIBAT
Régulation sur énergie primaire
  • Le point de bascule entre le fonctionnement PAC seule et le fonctionnement hybride est déterminé par les besoins de chauffage (selon une température extérieure) et la puissance maximale fournie par la PAC
  • Une régulation avec des seuils minimaux semble particulièrement nécessaire pour ce type de régulation pour éviter des surcoûts de fonctionnement pour le client
  • Régulation sur EP : COPPAC > 2,58 x Rendement (PCI) chaudière
     

2) Régulation selon le prix des énergies

Ce mode de régulation vise à prioriser le coût du kWh consommé le moins cher. C’est alors le système le plus performant économiquement qui est privilégié. A chaque instant, le coût du kWh produit à des fins de chauffage (éventuellement d’ECS) est estimé en fonction du rendement des systèmes mais également en fonction du prix du kWh d’origine gaz et/ou électrique consommé. Cette méthode définit une nouvelle température de bascule.

Graphique Régulation selon le prix des énergies - CEGIBAT
Régulation selon le prix des énergies
  • Le point de bascule entre le fonctionnement PAC seule et le fonctionnement hybride est déterminé par les besoins de chauffage (selon une température extérieure) et la puissance maximale fournie par la PAC
  • Le point de bascule entre le fonctionnement hybride et chaudière seule est déterminé par le COPPAC sur le ratio du prix des énergies, et bascule dès que le ratio coût/efficacité est plus intéressant par la chaudière
  • Cette stratégie de régulation est la plus intéressante économiquement pour le client – et peut être encore améliorée si le système peut répondre dynamiquement à un signal de prix des énergies (e.g. Smart)
  • Régulation sur coût des énergies : COPPAC > (coût élec/coût gaz) x Rendement (PCS)chaudière

Dimensionnement

EN LOGEMENT NEUF

Les puissances de chauffage sont faibles : la puissance de la PAC (de 3 à 5 kW) lui permet de répondre à une très large partie des besoins. La modulation de la PAC permet au système de s’adapter aux évolutions des besoins de chauffage, même en mi-saison.
Les jours les plus froids, la chaudière vient en appoint de la PAC, voire couvre l’intégralité des besoins si son rendement est meilleur que celui de la PAC.
La chaudière à condensation permet d’assurer le confort en ECS quelles que soient les conditions extérieures.

Le dimensionnement du système hybride repose sur le calcul des déperditions et des besoins en eau chaude sanitaire.

PRODUCTION DE CHAUFFAGE

Le calcul des déperditions thermiques est effectué pour les pièces dont la production de chauffage est assurée par le système hybride. Elles sont calculées selon la norme NF EN 12831 et le complément national NF P 52-612/CN.

Mise en œuvre

INSTALLATION D’UNE CHAUDIERE HYBRIDE

Une chaudière hybride peut être installée en une journée par un plombier-chauffagiste (la plupart des systèmes nécessitent au moins deux personnes à cause du poids des appareils). Voici les principales étapes de mise en œuvre :

1/ POSE DE L'UNITE INTERIEURE

Son installation est classique (consulter la page produit « Chaudière individuelle à condensation » pour plus de détails).

2/ POSE DE LA POMPE A CHALEUR

Cette étape va varier en fonction de l’option choisie :

Chaudière hybride monobloc
 

  • L’installation du modèle monobloc nécessite de percer des trous dans les murs.
  • Ce type de chaudière peut être source de nuisances sonores pour les habitants : il est donc préconisé de sélectionner son emplacement de manière à la limiter. Elle peut par exemple être installée dans un garage ou un cellier si ces pièces ne se trouvent pas à proximité immédiate d’une pièce de sommeil et si l’on veille à fixer l’unité contre un mur donnant sur l’extérieur de l’habitation.
  • Aucune manipulation de fluide frigorigène n’est à prévoir.


Chaudière hybride bi-bloc

L’unité extérieure de la chaudière hybride bi-bloc se positionne sur une façade de l’habitation, sur un balcon ou un toit plat. Elle doit répondre à des exigences strictes concernant les conditions d’accessibilité, la protection des intempéries, ou encore la distance entre les unités intérieure et extérieure. Selon les trois configurations d’installation vues précédemment (liaison hydraulique, liaison frigorifique ou module hydraulique) la pose peut nécessiter des actions spécifiques :
 

  • Dans le cas d’une liaison hydraulique, il n’est pas nécessaire pour l’installateur de disposer d’une attestation de capacité pour la manipulation des fluides.
     

Pour ce type de liaison, le dosage d’antigel doit permettre le fonctionnement aux températures les plus basses du lieu. A défaut de glycol (qui abîme les joints, diminue le pouvoir calorifique et pollue lors de fuite ou vidange), il est possible d’utiliser une soupape antigel. Le dispositif de sécurité antigel empêche la prise en gel du circuit d'eau d'une pompe à chaleur, évitant ainsi des dommages à la machine et à la tuyauterie.
 

  • Dans le cas d’un raccordement par l’intermédiaire d’un module hydraulique, il est à prévoir :
    • Un départ et retour du circuit de chauffage
    • Une entrée d’eau froide et une sortie d’eau chaude sanitaire
       

Il est nécessaire d’ajouter un module interne, ce qui nécessite de prévoir plus d’espace pour l’installation de ce système. La distance entre les unités intérieure et extérieure sera dictée par la puissance de la pompe hydraulique située dans la PAC.
 

  • Dans le cas d’une liaison frigorifique, la liaison peut être laissée en attente par l’installateur. La société qui réalise la mise en service fait alors la liaison et remplit le circuit de fluide frigorigène.
     

Dans le cas de liaisons frigorifiques, des jonctions dites « prête à poser » existent et permettent de raccorder rapidement une unité intérieure à un groupe extérieur, sans avoir à tirer au vide le circuit les séparant. En effet, le circuit frigorifique est très sensible aux poussières et à l’humidité. Ces liaisons simplement tirées au vide et donc prête à l’emploi, sont compatibles avec tous les systèmes. Elles permettent de relier le groupe extérieur est préchargé en fluide, tandis que l'unité intérieure est quant à elle sous pression d’azote (gaz non condensable et déshydraté). Le vide d'air est conservé grâce aux raccords operculables (au nombre de 4 ; 1 par extrémité), soudés sur chacune des extrémités des liaisons frigorifiques. Ces opercules ne peuvent céder qu'une fois le serrage du raccord intermédiaire effectué.
Attention, la charge des unités extérieures correspond à des distances maximales entre unité extérieure et module hydraulique. A partir du moment où la longueur de liaison " prête à poser " ne dépasse pas la quantité de gaz contenue dans le compresseur, aucun complément de charge ne doit-être effectué. En cas de distances plus importantes, il est nécessaire d’effectuer une charge complémentaire de fluide frigorigène.
La charge complémentaire dépend, pour chaque type d’appareil, de la distance ente l’unité extérieure et le module hydraulique. La charge complémentaire de fluide doit obligatoirement être réalisée par une entreprise qualifiée disposant d’une attestation de capacité.

Liaison « prête à poser » - Flare - CEGIBAT
Liaison « prête à poser »

3) PARAMETRAGE DE LA REGULATION INTELLIGENTE

Cette étape dépend du modèle installé. L’installateur en charge le fait selon la notice du produit choisi. Il est conseillé de se référer à la notice fabricant pour disposer des spécificités du produit installé.

MISE EN SERVICE DE LA CHAUDIERE HYBRIDE

Seules les chaudières hybrides présentant une liaison en fluide frigorigène (entre l’unité extérieure, la PAC, et la chaudière installée dans le logement), nécessitent un installateur répondant à la réglementation sur la manipulation des fluides frigorigènes. En effet, la réglementation interdit toute manipulation de fluide frigorigène autre que par une entreprise disposant d’une Attestation De Capacité (ADC) valide et du personnel qualifié (Attestation d’Aptitude).

Maintenance

À ce jour, contrairement à la chaudière à condensation, il n’y a pas d’obligation de maintenance de la partie PAC. Néanmoins, afin de garantir l’efficacité dans le temps, elle est conseillée. Les coûts de maintenance sont plus élevés que pour une simple chaudière à condensation (autour de 20 %), et dépendent du nombre de composants du système complet.

L’entretien d’une chaudière hybride doit être réalisé annuellement et peut faire l’objet d’un contrat de maintenance unique d’un montant compris entre 150 et 250 € par an.

MAINTENANCE DE LA CHAUDIERE A CONDENSATION

La maintenance de la chaudière à condensation est classique et doit se faire annuellement. Cet entretien est obligatoire pour les chaudières dont la puissance nominale est comprise entre 4 et 400 kW.

Consultez la fiche produit de la chaudière à condensation individuelle pour le détail.

MAINTENANCE DE LA PAC

Il n’y a pas d’obligation de maintenance de la partie PAC. Cependant la Directive F-Gas transposée en droit français impose une inspection (contrôle d’étanchéité) pour les appareils utilisant une certaine quantité de fluide à haut PRG (Potentiel de Réchauffement Global).

Cependant, certaines vérifications sont nécessaires. La maintenance de la PAC s’effectue toujours en 6 étapes clés :

1) Contrôle fonctionnel du produit avant démontage
 

2) Nettoyage

  • Du boîtier d’alimentation
  • De la batterie air
  • Du filtre de retour PAC
  • Du pot à boue situé au retour chauffage
  • Du conduit d’évacuation des produits de combustion
     

3) Vérification

  • De la conformité de l’installation
  • De la sécurité
  • De l’accessibilité et dégagement autour de l’appareil
  • De la présence d’un interrupteur de proximité
  • De la pression du circuit PAC
  • De l’usure des différentes pièces
  • De la conformité de l’installation électrique « mise à la terre, contact électrique au niveau du bornier)
  • De la présence de givre sur le compresseur
  • De la bonne circulation de l’air entre les ailettes et autour de l’appareil
  • Du bon état général des plots anti-vibratiles
  • De la propreté de l’évaporateur
     

4) Mesure et ajustement

  • Mesures électriques
  • Mesures des températures de départ et de retour de la PAC
     

5) Contrôle fonctionnel final

  • Points de réglage
  • Vase d’expansion
  • Rotation du ventilateur
  • Soupapes
  • Pompe(s)
  • Surchauffe
  • Détecteur de débit
     

6) Préconisation de remplacement de pièces suite à usure de fonctionnement

  • Fluide circulant dans le circuit de chauffage (tous les 5 ans)
  • Joints, échangeur à plaques, filtre retour chauffage (si nécessaire)

ENTRETIENS SUPPLEMENTAIRES LIES A LA PRESENCE D’UNE LIAISON HYDRAULIQUE

Les éléments suivants sont à vérifier :

  • Liquide antigel (tous les deux ans, voire même chaque année)
  • Remplacement du Glycol (au moins tous les 5 ans)
  • Etanchéité des circuits glycolés
  • Fonctionnement et hauteur manométrique du circulateur
  • Purge d’air
  • Etat du calorifuge

ENTRETIENS SUPPLEMENTAIRES LIES A LA PRESENCE D’UNE LIAISON FRIGORIGENE

Les éléments suivants sont à vérifier :

  • Etanchéité des circuits frigorifiques, si la masse de fluide frigorigène ≥5 TeqCO2*
  • Remplacement du fluide frigorigène tous les 3 ans

*Depuis le 1er Janvier 2015, l’unité de mesure pour les contrôles d’étanchéité sera la Teq CO2. Cette méthode de calcul permet de comparer les gaz à effet de serre en prenant le CO2 comme référence (Tonne d’Équivalent CO2 d’un gaz = quantité du gaz × Potentiel de Réchauffement Global du gaz).

Cadre réglementaire

Les chaudières hybrides sont soumises à la directive F-Gaz. Le règlement européen F-Gaz a été voté en session parlementaire le 12 mars 2014. Le texte a été adopté au conseil des ministres le 14 avril 2014. Sa publication au JOUE a été effectuée le 20 mai 2014 et est applicable depuis le 1er janvier 2015. Cette directive impose un contrôle de l’étanchéité tous les ans pour les systèmes avec des fluides frigorigènes au PRG* (R410, R404,…) et avec une contenance >5 teqCO2 (PAC > 12 kW). D’autre part, cette directive impose de faire appel à une entreprise spécifique pour l’installation, réparation et entretien de ces appareils.

Les chaudières hybrides sont également soumises aux directives Eco-conception et Etiquetage. Ainsi, chaque chaudière hybride est livrée avec son étiquette énergétique : soit sous la forme d’une PAC avec appoint fossile, soit comme un package associant une PAC et une chaudière. Cette étiquette comporte de nombreuses informations : efficacité énergétique, consommation annuelle d’énergie, nom du fabricant, niveau sonore… D’un point de vue performance, les chaudières hybrides sont étiquetées selon les modèles A+ ou A+++. Cette solution est reconnue comme une solution dite d’énergies renouvelables.

Visuel d'une étiquette énergie d'un générateur hybride - CEGIBAT
Etiquette énergie d'un générateur hybride

Enfin, l’Energy Performance of Buildings Directive (EPBD) a demandé que soit généralisée l’utilisation d’énergie renouvelable dans les nouvelles constructions, ce qui doit être repris dans la législation nationale. La France, par l’intermédiaire de la Réglementation Thermique, a ainsi imposé l’utilisation d’EnR (à minima 5 kWhep/m².an) pour la construction de maison individuelle.

Les solutions hybrides sont prises en compte dans la méthode de calcul réglementaire Th-B-C-E 2012 grâce au Titre V (Arrêté du 13 août 2015 relatif à l'agrément des modalités de prise en compte des générateurs hybrides dans la réglementation thermique 2012). C’est l’une des solutions la mieux positionnée sur le marché français, pour répondre aux exigences de la RT2012, grâce à :
 

  • L’utilisation d’énergie renouvelable grâce à la PAC, permettant de répondre à l’exigence de 5 kWhep/m².an en maison individuelle
  • Une efficacité importante qui permet à la solution de se positionner dans toutes les régions à Bbio = Bbiomax
  • Un investissement bâti/produit compétitif, ce qui permet une flexibilité dans les choix sur les autres postes

SMART GRIDS ET REPONSE AUX POINTES ELECTRIQUES

La chaudière hybride est une technologie de « convergence gaz/électricité ». Cette technologie permet de participer à la maîtrise de la demande d’électricité et à l’effacement lors des pointes électriques, que ce soit à l’échelle du bâtiment ou plus largement du réseau électrique. En effet, une permutation de la PAC vers la chaudière gaz peut être enclenchée, et ainsi réduire l’appel de puissance électrique en période de pointe. Elle peut être commandée dès l’atteinte d’une puissance électrique maximale, ou d’un seuil de consommation électrique mesuré par l’automate de l’appareil, ou à réception d’un signal extérieur, sans générer d’inconfort pour les usagers. Cette gestion de la charge du réseau électrique assure une diminution des consommations d’électricité fortement carbonées. À ce titre, cette solution figure parmi les technologies Smart Grids.

Tarif

Le coût moyen du matériel varie selon le modèle choisi et le fabricant. Il est de 3000 à 5500 € HT fourni et posé.

Voici quelques exemples de fabricants de chaudière hybride :

  • Chaffoteaux
  • Atlantic
  • ELM Leblanc
  • Saunier Duval

D’autres fabricants de chaudière hybride dont certains produits ne sont pas disponibles en France :

  • Atmos1
  • Baxi2
  • Buderus
  • Frisquet
  • Itho Daalderop
  • MHG
     

1Produits disponibles aux Pays-Bas, en Belgique et au Royaume-Uni
2Produits disponibles en Italie

Chaudière hybride Atlantic Hysae

Chaudière hybride

La solution « chaudière hybride » est l’association d’une chaudière gaz à condensation de puissance modulante et d’une pompe à chaleur (PAC) air/eau à compresseur électrique de petite puissance (≤ 5 kWe). Voir la solution
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